Partager l'article ! Au mois de juin, on fait trimer les copains...: Je n'irai pas jusqu'à affirmer que Feneyroles a vécu au mois de juin une canicule sans précéd ...
Je n'irai pas jusqu'à affirmer que Feneyroles a vécu au mois de juin une canicule sans précédent : ça signifierait en effet que j'ai un très léger penchant pour l'exagération, et ceux qui me connaissent savent pertinemment que, outre une incommensurable modestie, le réalisme absolu fait partie de mes innombrables qualités. Malgré tout, l'été qui arrivait nous a donné envie de laisser le soleil rentrer dans la maison, d'entendre encore mieux le gazouillis des oiseaux, de voir depuis la terrasse les arbres reverdir et les bourgeons se transformer en fleurs... bref, de laisser la nature arriver jusqu'à notre porte. Or, le paysage était caché derrière un vieil appentis tout de guinguois :
Ce que la photo ne montre pas, c'est qu'après deux ans passés à entasser sous l'appentis tout ce qui nous passait dans les mains et dont on ne savait pas quoi faire, il y avait là-bas dessous une montagne de bois et de trucs hétéroclites à virer. J'ai d'abord entrepris de débarasser tout ça moi-même en prenant la ferme résolution de ne pas lésiner sur des détails, mais mon petit côté autiste à rapidement repris le dessus : après avoir passé des jours et des jours à trier les planches selon leur longueur et leur largeur et leur épaisseur et leur degré de pourriture et leur nombre de noeuds et leur nombre de clous, j'ai fini par admettre grâce à ma légendaire humilité (soit dit en passant) que j'avais besoin d'aide. J'ai donc appelé les copains à la rescousse pour un petit week-end de déblaiement...
... et ils ont été tellement efficaces qu'en une demi-journée, l'appentis avait disparu et laissé la place à un de ces merveilleux jardins où l'herbe verte et douce donne l'impression de marcher sur un tapis moelleux...
Enfin, presque.
Encouragés par cette victoire, on a passé le reste du week-end à débarasser les monceaux de gravats dans les ruines à côté de la maison. Ce qu'on aurait mis plein de temps à faire à deux, on a mis que deux jours à le faire à plein, et ce tout en passant de bons moments... une seule conclusion à en tirer : merci, les amis !
Bravo à vous. Vraiment.