Samedi 18 septembre 2010
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17:48
Ca faisait longtemps... mais rassurez-vous : Feneyroles n'a pas disparu de la carte (la fonte totale du Groënland et de
l'Antarctique feraient passer mon joli petit hameau de 920 à 850 mètres d'altitude, donc je peux encore attendre avant de voir pousser des palmiers) ; je n'ai pas non plus rejoint une communauté
krishna au fin fond de l'Inde (bon j'avoue que l'idée m'a effleuré l'esprit... mais très très furtivement).
Mais je ne suis pas non plus restée les bras croisés à admirer mon tas de ruines (pourtant, y avait de quoi). Au mois de mai, il
faisait encore un peu frais... alors je me suis lancée dans la finition intérieure.
Une couche d'enduit à la chaux avec des bouts de miroirs incrustés dedans...
... un badigeon - toujours à la chaux - pour apporter un peu de couleur...
... quelques placards et une penderie, un coup de ponçage sur le plancher, quelques couches d'huile de lin sur tout ce qui est en
bois, et voilà un joli petit nid douillet !
Et la cerise sur le gâteau, c'est que ce magnifique lit a été livré avec l'homme parfait qui va avec, tout neuf et tout droit
sorti de l'usine. C'est pas les 3 Suisses qui feraient un cadeau pareil... pourtant, ils devraient revoir leur politique commerciale : vendre un immense lit vide à une jeune fille toute seule,
c'est un cruel manquement à l'éthique professionnelle dont ils devraient faire preuve !!! Bon, je sais bien ce que vous pensez : vous êtes en train de vous dire que je tourne autour du
pot, et vous vous demandez pourquoi je n'ai pas glissé mon cadeau sous la couette au moment de prendre la photo... eh oui, c'est pas encore aujourd'hui que vous pourrez admirer sa
perfectude : suspense oblige !
Par Mel
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Dimanche 10 octobre 2010
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11:21
Je n'irai pas jusqu'à affirmer que Feneyroles a vécu au mois de juin une canicule sans précédent : ça signifierait en effet
que j'ai un très léger penchant pour l'exagération, et ceux qui me connaissent savent pertinemment que, outre une incommensurable modestie, le réalisme absolu fait partie de mes
innombrables qualités. Malgré tout, l'été qui arrivait nous a donné envie de laisser le soleil rentrer dans la maison, d'entendre encore mieux le gazouillis des oiseaux, de voir
depuis la terrasse les arbres reverdir et les bourgeons se transformer en fleurs... bref, de laisser la nature arriver jusqu'à notre porte. Or, le paysage était caché derrière un vieil
appentis tout de guinguois :
Ce que la photo ne montre pas, c'est qu'après deux ans passés à entasser sous l'appentis tout ce qui nous passait dans les mains
et dont on ne savait pas quoi faire, il y avait là-bas dessous une montagne de bois et de trucs hétéroclites à virer. J'ai d'abord entrepris de débarasser tout ça moi-même en prenant la ferme
résolution de ne pas lésiner sur des détails, mais mon petit côté autiste à rapidement repris le dessus : après avoir passé des jours et des jours à trier les planches selon leur
longueur et leur largeur et leur épaisseur et leur degré de pourriture et leur nombre de noeuds et leur nombre de clous, j'ai fini par admettre grâce à ma légendaire humilité (soit dit en
passant) que j'avais besoin d'aide. J'ai donc appelé les copains à la rescousse pour un petit week-end de déblaiement...
... et ils ont été tellement efficaces qu'en une demi-journée, l'appentis avait disparu et laissé la place à un de ces merveilleux
jardins où l'herbe verte et douce donne l'impression de marcher sur un tapis moelleux...
Enfin, presque.
Encouragés par cette victoire, on a passé le reste du week-end à débarasser les monceaux de gravats dans les ruines à côté de la
maison. Ce qu'on aurait mis plein de temps à faire à deux, on a mis que deux jours à le faire à plein, et ce tout en passant de bons moments... une seule conclusion à en tirer :
merci, les amis !
Par Mel
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Mercredi 3 novembre 2010
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Avant toute chose, deux petites précisions s'imposent : la première est que les mouflets évoqués dans le titre ne sont pas
tombés du ciel (eh non, le firmament auvergnat n'a pas encore trouvé suffisamment d'inspiration pour nous bazarder autre chose que des trombes d'eau et des tonnes de mètres cube de
neige) mais constituent les deux accessoires livrés avec l'homme parfait, lui-même livré avec le magnifique lit précédemment cité. La seconde est que l'idée même du titre ne vient pas de
moi (tout un chacun sait que l'infanticide de la progéniture d'autrui ne fait pas partie de mes innombrables compétences, cela dit je tiens à lever toute ambiguïté à ce sujet)
mais de l'homme parfait lui-même qui, en tant que père, peut s'octroyer le privilège d'un zeste de cynisme...
De toute façon, on a décidé que les deux charmants bambins pouvaient encore servir : c'est qu'il faut en couper, du bois pour
l'hiver (bon d'accord, ça c'est de moi). Afin de leur éviter une malencontreuse chute dans les escaliers, laquelle pourrait les endommager au point de compromettre leur apprentissage du maniement
de la hache (encore moi), on s'est donc lancés dans la construction d'une balustrade en bois que voici :
Non, n'insistez pas : de même que vous n'avez pas encore vu l'homme parfait, vous ne verrez pas encore ses descendants... mais
rassurez-vous : ils lui ressemblent comme deux trombes d'eau !
Par Mel
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Jeudi 17 mars 2011
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Rien de tel qu'une petite photo pour illustrer ce qu'était le "Beyrouth" de Feneyroles... un trou béant au-dessus d'un étage
entier rempli de poutres enchevêtrées et autres gravats de toutes sortes :
Après la contribution de Pépelle et des copains pour faire place nette...
... et le travail méticuleux de notre ami tailleur de pierre (le contorsionniste à droite), aidé de celui qui
n'est autre que mon soleil ou encore ma perfectude ou accessoirement un apprenti maçon...
... voici notre futur salon au-dessus de notre future chaufferie ! Mais si, avec un peu d'imagination, on s'y
croirait...
Bon, c'est pas très abrité de la pluie et du vent, je le concède. Va peut-être falloir appeler les amis
charpentiers...
Par Mel
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